Lasius emarginatus

  • Signalétique de Lasius emarginatus

    Classification
    Famille: Formicidae
    Sous-famille: Formicinae
    Tribu: Lasiini
    Genre: Lasius
    Espèce: Lasius emarginatus
    Lasius emarginatus
    (Olivier, 1792)
    • "Lasius" du grec "lasios", signifiant poilu,
    • "emarginatus" du latin, qui signifie rebord.

    Ouvrière Lasius emarginatus sur une feuille, dans son milieu naturel.

    de Kiwen
    Taille des ouvrières: 
    3,0 à 5,0mm

    Morphisme:

    Gyne Lasius emarginatus s'abreuvant au bord d'un cours d'eau

    de Alkinne
    Taille de la gyne: 
    8,0 à 9,0mm

    Gynie:

    de AntsBiology
    Taille du mâle: 
    5,0 à 7,0mm
    Lasius emarginatus est une petit fourmi bicolore fréquemment retrouvée dans les élevages. On la retrouve fréquemment dans les constructions humaines bien exposées (murs, bordures de pelouses...). Elles sont réputées agressives envers les nids voisins de la même espèce. Au Nord de sa répartition (Nord-Pas-de-Calais, Belgique, ...), il s'agit d'une espèce thermophile liée aux substrats calcaires. Elle nidifie sur les pelouses calcaires, mais aussi fréquemment en milieu urbain le long des vieux murs, des églises, cimetières et autres constructions toujours bien exposées. L'espèce se montre plus ubiquiste dans le sud, ou elle évitera les zones les plus exposées et privilégiera les zones plus ombragées sous le couvert des arbres ou des habitations. Il ne sera pas rare de croiser de longues colonnes de Lasius emarginatus liant le nid aux sources de nourritures dans un rayon de quelques dizaines de mètres, ou transportant du couvain. L'espèce tend à être dominante dans son milieu au Nord de sa répartition. Le polymorphisme est absent.

    Déménagement d'un couvain par une colonie de Lasius emarginatus

    (de etii)


    L'espèce possède un thorax rouge et une tête et gastre noirs. C'est la seule espèce de Lasius Française à présenter une coloration aussi tranchée. Attention toutefois, les Lasius sp. noires peuvent sous une forte illumination présenter un thorax légèrement plus clair que le gastre et la tête. Lasius brunneus possède un coloris proche, mais la tête et le gastre ne sont jamais aussi foncés que ceux de Lasius emarginatus, et elle colonise des biotopes complètement différents. Il sera donc facile de les différencier. La gyne Lasius emarginatus présente un coloris uniformément rougeâtre, légèrement plus foncé sur la tête et le gastre.

    Ouvrière Lasius emarginatus sur une feuille, dans son milieu naturel.

    (de Kiwen)

    Gyne Lasius emarginatus s'abreuvant au bord d'un cours d'eau

    (de Alkinne)


    L'espèce essaime classiquement en été, les essaimages sont généralement reportés de fin Juin à début Septembre, avec un pic d'intensité en Juillet - Aout. Ceux-ci sont massifs, et il sera facile de récupérer un grand nombre de gynes fécondées au sol.

    Observations comportementales :

    L'espèce sépare les différents stades du couvain, qui est généralement imposant par rapport au nombre d'ouvrières.
    Les trophallaxies sont impressionnantes et peuvent compter un nombre d'ouvrières important (>5). La colonie, timide quand elle est jeune, gagne énormément en assurance avec le temps. En tant que bonnes bâtisseuses, leur proposer un substrat creusable permettra d'observer certains comportements intéressants. Les reines de Lasius emarginatus sont souvent sujettes à d'importantes physogastries, moins courantes chez d'autres espèces du genre.

    Fondation de Lasius emarginatus en tube. La physogastrie de la gyne est impressionnante.

    (de Will)


    Enfin, l'espèce n'est pas spécialement sensible aux acariens, bien que ceux-ci doivent toujours être évités dans la mesure du possible.
  • Biologie et Écologie de Lasius emarginatus

    Ouvrières Lasius emarginatus "trayant" des pucerons sur du lierre.

    de Ezio
    Espèce thermophile liée aux substrats calcaires.
    Sur les pelouses calcaires, mais aussi fréquemment en milieu urbain le long des vieux murs, des églises, cimetières et autres constructions.
    de AntsBiology
    Au nord de sa répartition, elles est inféodée aux sites thermophiles : anfractuosités des constructions, sous les dalles, serres, etc.
    Les nids en plein sol sont plus rares, et souvent dans les zones calcaires et pierreuses bien exposées.
    L'espèce se montre plus ubiquiste au sud.

    Ouvrières Lasius emarginatus consommant un liquide nutritif.

    de etii
    Lasius emarginatus est une espèce omnivore favorisant les nourritures liquides.
    Dans la nature, elles élèvent de grandes populations d'aphides pour se nourrir de leur miellat.
    Elle apprécie également les insectes morts et les proies vivantes.

    Carte de répartition géographique de Lasius emarginatus

    de Will
    D'une manière générale, il s'agit d'une espèce bien répartie sur l’ensemble du territoire européen.
    En France, elle est particulièrement abondante dans l'ouest du pays.

    Développement et reproduction de Lasius emarginatus

    Méthode de fondation:

    Cycle de développement:

    Population à maturité: 
    50 000
  • Élevage de Lasius emarginatus

    20 à 28°C
    15 à 40%
    Non

    Fondation

    Indépendante et claustrale, la reine tient sur ses réserves jusqu'à donner naissance à ses premières ouvrières.
    Placer la reine fécondée dans un tube à essai muni d'une réserve d'eau. Les premières ouvrières devraient apparaître 6 semaines plus tard, elles seront environ une dizaine et seront de petite taille (3mm).

    Le nid

    Le nid n'a pas besoin d'être blindé car cette espèce ne creuse pas le béton cellulaire. Si dans la nature elles logent dans la terre ou dans les rochers, elles savent se contenter de tout en captivité. Un nid en béton cellulaire, plâtre ou plexiglas d'une profondeur de 5 mm sera apprécié, au choix. L'humidité devra être de faible à moyenne, entre 15 et 30% de nid serait l'idéal. La présence de nymphes nues est une indication d'hygrométrie trop élevée, il faudra alors réduire l'humidification jusqu'à ce que les larves forment à nouveau des cocons. Les colonies deviennent populeuses, et une aire de chasse à la taille adaptée devra être proposée. Un anti-évasion classique sera efficace, il ne s'agit pas d'une espèce particulièrement douée pour l'évasion.

    Hivernage

    Comme toutes les Lasius françaises, il s'agit d'une espèce endogène - hétérodynamique : la diapause est obligatoire et déclenchée par l'horloge biologique de l'animal indépendamment des conditions extérieures. L'arrêt de la ponte et de la croissance du couvain couplés à une diminution significative de l'activité de la colonie seront les signes qu'une vernalisation sera nécessaire avant une reprise d'activité. Une diapause de trois mois à une température comprise entre 5 et 15°C mois leur sera classiquement proposée. Celle-ci s'effectue en captivité généralement de fin novembre à fin février. Il convient de bien nourrir la colonie de liquides sucrés avant de la mettre au froid. Il n'est pas nécessaire de la nourrir pendant la diapause.

    Nourriture

    Il s'agit d'une espèce vorace et peu regardante. Dans la nature, elles entretiennent de grandes colonies de pucerons afin d'en consommer le miellat. Les petites fondations peuvent bouder les grands insectes, préférez donc les petites proies tendres comme les mouches, moustiques et petits grillons (préalablement passés 72h à -20°C pour éviter le risque d'acariens). Idéalement pour faciliter l'étape de découpage chez les petites colonies, arrachez-en un morceau afin de leur laisser libre accès à la chair. En revanche, les liquides sucrés tels que le lait-sucré, l'eau-miellée ou l'eau-sucrée remporteront un franc-succès. Les ouvrières sont rapidement physogastres et, en tube à essai, la gyne n'hésite pas à aller directement prendre sa part. En grandissant, la colonie acceptera toute sorte de nourriture, avec toujours une préférence pour les liquides sucrés.

    Lasius emarginatus en compagnie de pucerons

    (de Pile-0u-Face)

    Conditions de maintien

    L'espèce apprécie durant sa phase de développement une température de maintien aux alentours de 25°C. Une température comprise entre 24 et 28°C sera l'idéal. Elle tolère cependant bien des températures légèrement plus fraiches (entre 20 et 24°C), et il n'est donc pas strictement nécessaire de les chauffer pour peu que la pièce de maintien oscille dans cette gamme de température. La température influencera le temps de développement du couvain. Comptez environ un mois pour une ouvrière à la température idéale. L'humidité devra être de faible à moyenne, entre 15 à 30% de la surface du nid.

    Chambre royale. La salle est remplie de larves et d’œufs (près de la gyne).

    (de etii)


    Généralités d'élevage : L'étape de fondation n'est pas particulièrement délicate, la grande majorité des gynes passant l'étape avec succès même dans de mauvaises conditions. Elles sont peu regardantes vis à vis de la source de nourriture, ne demandent pas un nid particulier, ne nécessitent pas énormément d'humidité et résistent globalement bien au stress ainsi qu'a une perturbation de la diapause. Pour cette raison cette espèce est, avec Lasius niger, particulièrement adaptée aux débutants souhaitant s'initier à l'élevage de fourmis. Les fondations de Lasius emarginatus peuvent être timides, mais gagnent grandement en assurance quand le nombre d'ouvrières va croissant.

    Beaucoup d'éleveurs ont tendance à se détourner des Lasius avec le temps pour rechercher des élevages moins classiques et plus exotiques. Cependant, cette espèce a tout pour plaire : une taille raisonnable, globalement prolifique, résistante et active. Elles feront donc également le bonheur des éleveurs les plus expérimentés.

    Fondation de Lasius emarginatus en tube. Les cocons y prennent une place importante.

    (de Will)
  • Vidéos et Photos de Lasius emarginatus

  • Blogs sur Lasius emarginatus

  • Livres faisant référence à Lasius emarginatus

    Autres livres faisant référence au genre Lasius (12)

    Titre Date Note eBook
    Les fourmis
    Comportement, Organisation Sociale et Évolution

    de Luc Passera, Serge Aron
    01/01/2005
    5
    Average: 5 (4 votes)
    Fourmis de Wallonie
    (2003-2011)

    de Philippe Wegnez, David Ignace, Violaine Fichefet, Maximilien Hardy, Thierry Plume, Michaël Timmermann
    01/12/2012
    5
    Average: 5 (1 vote)
    Seed dispersal by ants in a deciduous forest ecosystem
    Mechanisms, Strategies, Adaptations

    de Elena Gorb, Stanislav Gorb
    31/08/2003
    0
    Aucun vote pour le moment
    Les fourmis
    de Marie-Sophie Germain
    23/04/2007
    2
    Average: 2 (1 vote)
    Les fourmis de la Suisse
    Systématique. Notices anatomiques et physiologiques. Architecture. Distribution géographique. Nouvelles expériences et observations de moeurs.

    de Auguste Forel
    01/01/1874
    0
    Aucun vote pour le moment

Commentaires

Portrait de fourmisnoires

Vous êtes sur que c'est 15 à 40 % ? J'ai vus sur m*****aune que c'est 70 à 100 %.
PS: Je dirais entre les deux Bien .

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