Camponotus cruentatus

  • Signalétique de Camponotus cruentatus

    Classification
    Famille: Formicidae
    Sous-famille: Formicinae
    Tribu: Camponotini
    Genre: Camponotus
    Espèce: Camponotus cruentatus
    Camponotus cruentatus
    (Latreille, 1802)
    "Campo" du grec "kampé", signifiant "courbé",
    "notus" du latin, qui signifie "dos",
    "cruentatus" du latin "cruentus", qui signifie "ensanglanté"

    Camponotus cruentatus

    de Pile-0u-Face
    Taille des ouvrières: 
    7,5 à 15,0mm

    Morphisme:

    Gyne Camponotus cruentatus

    de Couloucha
    Taille de la gyne: 
    16,0 à 18,0mm

    Gynie:

    Taille du mâle: 
    9,0 à 10,0mm
    La coloration de C. cruentatus est caractéristique : d'un noir mat sur la tête, l'avant de l'alitronc et l’arrière du gastre, avec une tache couleur rouille présente sur les premiers tergites ainsi que sur la partie arrière de l'alitronc. La gyne présente une coloration similaire. La pubescence est dense et bien développée. Il existe un polymorphisme continu de la classe ouvrière. Les ouvrières sont communément différenciées en trois types selon leur taille : minor, media, major. Les plus gros major peuvent atteindre une taille similaire à la gyne, et possèdent de puissants muscles mandibulaires entrainant de puissantes morsures. Elle fait partie, avec d'autres espèces du genre Camponotus, des plus grandes fourmis que l'on peut retrouver en Europe.
  • Biologie et Écologie de Camponotus cruentatus

    Biotope de C. cruentatus, Var (83)

    de Will
    C'est une espèce thermophile abondante dans son milieu de prédilection : garrigue et zones bien exposées au du bassin méditerranéen au sol calcaire au nord du bassin méditéranéen. Certaines sous espèces peuvent monter en altitude dans l'Atlas. La densité de nid peut par endroit être très élevée. En France, l'espèce ne monte guère au-dessus de 500 mètres d'altitude, et est encore présente à l'étage collinéen. De par leur grande taille, les ouvrières peuvent facilement être repérées en train de fourrager dans les environs du nid. Il s'agit d'une espèce qui peut se montrer dominante par endroit dans son milieu. Les colonies adultes peuvent être combatives et agressives si dérangées. Les major n'hésiteront pas à infliger des morsures parfois douloureuses.

    Major Camponotus cruentatus à l'abri d'une feuille morte, à l'Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales (66).

    de Geoff95
    L'espèce essaime typiquement au début de l'été. Les essaimages sont reportés en général de fin juin à la mi-août, avec un pic d'intensité en juillet. Ceux-ci sont moyennement importants. La fondation est indépendante et claustrale. Les nids sont terricoles souvent situés sous les pierres de gros gabarit.

    Ouvrières de C. cruentatus

    de Will
    Camponotus cruentatus est une fourmi omnivore avec une dominance pour les liquides dans son alimentation. Toutes les formes de liquides sucrés et protéinés seront acceptés. Ce régime sera complété par des insectes préalablement passés au congélateur, des fruits, etc. Dans la nature, elles entretiennent de grandes quantités d'aphides dont elles prélèvent le miellat pour se nourrir. Un éleveur inexpérimenté surestime souvent la quantité de nourriture nécessaire durant leur première année de vie. Les jeunes fondations déjà gavées ont donc acquis la réputation d'être assez difficiles quant au choix de leur nourriture. Dans tous les cas, un régime complet sera nécessaire pour leur bonne santé, ne pas hésiter à varier les plaisirs.

    Répartition de C. cruentatus

    de Will
    En combinant les différentes sous-espèces, C. cruentatus est présente en Ligurie, France méditerranéenne, Péninsule ibérique et Afrique du Nord.

    Développement et reproduction de Camponotus cruentatus

    Méthode de fondation:

    Cycle de développement:

    Population à maturité: 
    4 000
  • Élevage de Camponotus cruentatus

    23 à 28°C
    25 à 60%
    Oui
    Fondation

    Indépendante et claustrale. Après l'essaimage, qui a lieu principalement au début de l'été, la reine élève seule une première génération d'ouvrières. Placez la reine fécondée dans un tube à essai muni d'une réserve d'eau. La première génération comptera entre cinq et dix ouvrières. Comme toutes les Camponotus françaises, l'étape de fondation est délicate. Procurez à la gyne le plus grand calme.

    Le nid

    Le nid ne devra pas obligatoirement être blindé. Même si Camponotus cruentatus a la capacité de creuser le béton cellulaire et le plâtre, peu de forages ont été observés en pratique. Ce phénomène ne se produit que si la colonie se sent trop à l'étroit. Le nid pourra être en béton cellulaire, plâtre ou plexiglas, au choix. Une humidification faible, entre 15 et 30 % de la surface du nid, sera optimale. Une profondeur des galerie d'un centimètre sera appréciée. Ne pas hésiter à créer certaines chambres un peu plus profondes, de 1.5 voir 2 cm de profondeur. Une aire de chasse standard sera suffisante, Camponotus cruentatus n'étant pas spécialement sujette aux évasions.

    Hivernage

    Camponotus cruentatus est cantonnée au bassin méditerranéen. Elle passe in natura entre 3 et 4 mois en diapause en fonction de sa localisation. La diapause est endogène - hétérodynamique, déclenchée donc par l'horloge biologique de l'animal indépendamment des conditions extérieures. Même maintenue à 25 °C, la reine arrêtera de pondre et le couvain de se développer. À l'inverse d'autres genres, les larves hivernent avec la colonie. Elles stoppent leur croissance au deuxième ou au troisième stade larvaire et prennent une coloration jaunâtre caractéristique. Tous ces paramètres sont des signes qu'une vernalisation (période de mise au froid) sera nécessaire avant une reprise du développement. Il sera alors opportun de leur proposer une diapause de 3 mois entre 8 et 15°C. Cette dynamique est cruciale pour la survie de la colonie, une absence d’exposition aux températures fraîches la déréglera complètement, pouvant entraîner son déclin, voire sa mort à moyen terme.

    Conditions de maintien

    L'espèce apprécie durant sa phase de développement une température de maintien aux alentours de 25°C. Une température comprise entre 25 et 30°C sera l'idéal. Elle tolère cependant bien des températures légèrement plus fraîches (entre 20 et 25°C), et il n'est donc pas strictement nécessaire de les chauffer pour peu que la pièce de maintien oscille dans cette gamme de température. La température influencera le temps de développement du couvain. D'environ un mois pour une ouvrière minor à la température idéale, pourra aller jusqu'à deux mois et demi pour les major. La nymphose se fait dans un cocon. L'humidité devra être faible, de 15 à 30% de la surface du nid.

    Généralités d'élevages : De par sa grande taille et son coloris, il s'agit d'une espèce très appréciée des éleveurs. Cependant, les cas de colonies maintenues avec succès jusqu'à leur maturité sont rares. Il s'agit d'une espèce sensible au stress, dont il faut particulièrement soigner l'alimentation et la diapause. Les jeunes colonies ont besoin de calme et sont lentes à démarrer. La fondation est délicate, et le temps de développement relativement long. Comme avec beaucoup de Camponotus françaises, une certaine patience sera de rigueur pour obtenir une colonie populeuse. De ce fait, il s'agit d'une espèce à déconseiller aux débutants a priori souvent pressés, ne pouvant fournir le calme nécessaire au développement correct de la colonie.
  • Vidéos et Photos de Camponotus cruentatus

  • Blogs sur Camponotus cruentatus

  • Livres faisant référence à Camponotus cruentatus

    Autres livres faisant référence au genre Camponotus (13)

    Titre Date Note eBook
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