Camponotus aethiops

  • Signalétique de Camponotus aethiops

    Classification
    Famille: Formicidae
    Sous-famille: Formicinae
    Tribu: Camponotini
    Genre: Camponotus
    Espèce: Camponotus aethiops
    Camponotus aethiops
    (Latreille, 1798)
    "Campo" du grec "kampé", signifiant "courbé",
    "notus" du latin, qui signifie "dos",
    "aethiops" du latin, qui signifie "Éthiopien"
    ou du grec "Aithiops", qui signifie "d'air brulé"
    Taille des ouvrières: 
    5,0 à 10,0mm

    Morphisme:

    Gyne de Camponotus aethiops, dans son tube de fondation.

    de camponotus38
    Taille de la gyne: 
    8,0 à 10,0mm

    Gynie:

    Mâle vu de 3/4. Issu d'une colonie orpheline.

    de Darbé
    Taille du mâle: 
    8,0 à 9,0mm
    Camponotus aethiops est une espèce discrète de taille moyenne. Leur tendance nocturne est inhabituelle chez les fourmis d'élevage. Peu élevée, elle n'en reste pas moins très attachante et relativement belle, présentant un coloris noir avec des reflets marron sur le thorax. Cette espèce est l'inverse même d'une chasseuse, n'envisagez surtout jamais d'introduire d'insectes vivants dans une colonie de Camponotus aethiops, la colonie en sera paniquée et incapable de venir à bout de l'intrus. Le polymorphisme est important, certains major peuvent atteindre la taille de la gyne. Ces derniers n'ont absolument pas le rôle de soldats mais, au contraire, celui de garde-manger vivant, ils ne sortent jamais, ou presque, du nid.
  • Biologie et Écologie de Camponotus aethiops

    C. aethiops est une espèce ubiquiste qui n'est pas inféodée à un type de paysage particulier. Au nord de sa répartition, elle préfèrera les zones bien exposées et thermophiles. Au sud de sa répartition, l'espèce affectionnera les zones ombragées sous le couvert végétal. Cet espèce est fortement dépendante de la présence d'homoptère dont elle récolte le miellat, de sorte qu'une végétation importante sera généralement présente dans les alentours du nid.
    Le nid est toujours creusé en pleine terre, parfois sous le couvert d'une pierre de taille suffisante. L'entrée du nid sera simple et très discrète, de sorte qu'il sera très difficile d'en localiser les ouvertures. De par son caractère timide et nocturne, la présence de cette espèce est souvent sous-évaluée.
    Camponotus aethiops, en terme de nourrissage, est très capricieuse. Les petites fondations, et même les colonies, peuvent bouder nombre d'insectes, préférez donc les petites proies tendres (mortes et congelées depuis 72h par précaution) telles que les mouches, moustiques ou les petits grillons. L'important étant de trouver l'insecte qu'elles apprécient, il n'est pas rare de le voir directement jeté au dépotoir. En revanche, les liquides sucrés tels que le lait-sucré, l'eau-miellée ou l'eau-sucrée remporteront un franc succès. Vous noterez l'importance des physogastries chez cette espèce. Si les fondations sont fines bouches sur les insectes, un régime constitué de liquides sucrés n'empêchera pas les larves de se nymphoser, mais le développement peut se retrouver rallongé voire stoppé.

    Répartition de C. aethiops

    de Will
    Elles sont présentent presque partout dans le Sud de l'Europe et dans le centre de l'Europe.

    Développement et reproduction de Camponotus aethiops

    Méthode de fondation:

    Cycle de développement:

    Population à maturité: 
    2 000
  • Élevage de Camponotus aethiops

    23 à 28°C
    10 à 50%
    Oui
    Fondation

    Indépendante et claustrale, la reine tient sur ses réserves jusqu'à donner naissance à ses premières ouvrières.
    Placer la reine fécondée dans un tube à essai muni d'une réserve d'eau. Maintenir le tube au noir sera un plus.

    Le nid

    Le nid n'a pas besoin d'être blindé car cette espèce ne creuse pas le béton cellulaire (bien qu'elle en soit capable).
    Si dans la nature elles logent dans le bois, elles sont peu exigeantes, du nid en plexiglas au béton cellulaire. L'important étant de conserver une partie sèche et humide, cette espèce passera le plus clair de son temps dans la partie humide, mais entreposera occasionnellement les cocons dans les parties sèches.
    Maximum 50% de la surface humide.

    Hivernage

    Comme toutes les Camponotus françaises, elle est endogène-hétérodynamique : la diapause est OBLIGATOIRE, et déclenchée par l'horloge biologique de l'animal. Un arrêt de la ponte, une stagnation du couvain et une baisse d'activité des ouvrières sont autant d'indices qui permettent de voir la diapause approcher à grand pas.

    L'hivernage s'effectue de mi-octobre à mars à une température de 10°C à 15°C maximum.
    Plus généralement, 3 mois de diapause peuvent suffire. Dans l'idéal, une baisse puis une remontée graduée de la température est préférable.

    Les larves L2 hivernent avec la colonie.

    Nourriture

    Camponotus aethiops, en terme de nourrissage, est très capricieuse. Les petites fondations, et même les colonies, peuvent bouder nombre d'insectes, préférez donc les petites proies tendres (mortes et congelées depuis 72h par précaution) telles que les mouches, moustiques ou les petits grillons. L'important étant de trouver l'insecte qu'elles apprécient, il n'est pas rare de le voir directement jeté au dépotoir. En revanche, les liquides sucrés tels que le lait-sucré, l'eau-miellée ou l'eau-sucrée remporteront un franc succès. Vous noterez l'importance des physogastries chez cette espèce.

    Conditions de maintiens

    Il n'est pas nécessaire de chauffer cette espèce, comme pour toutes les indigènes.
    En revanche, maintenir la température au dessus de 25°C hors période de diapause ne pourra que faire du bien à cette espèce. Le développement en sera accéléré. Il faut compter, à 25°C, entre 6 et 8 semaines pour le passage de l'œuf à l'imago, plus de deux mois pour les major. L'humidité devra être moyenne, environ 50% de la surface du nid.

    Généralités d'élevage

    L'espèce essaimant au début de l'été, les sexués mâles et femelles sont produits après l'hivernage, les essaimages restent relativement discrets. Elle est essentiellement nocturne, et en captivité, peut sembler complètement amorphe en journée. Elles sont capables d'emmagasiner d'énormes quantités de liquides sucrés et ensuite de ne plus bouger du nid en tenant sur leurs réserves. Dans la nature, l'espèce remonte très souvent son nid sous une pierre plate, où le couvain profite de la chaleur, et même la gyne qui y accélère la maturation ovarienne.L'espèce ne sépare pas les différents stades du couvain, et les larves de tous stades se confondent avec les cocons. Quelques ouvrières restent constamment à l'entrée du nid, à l'image d'une sentinelle. Les trophallaxies sont impressionnantes et peuvent compter un nombre d'ouvrières important (>5). Les ouvrières ne sont pas de grandes fourrageuses, on en compte généralement que quelques-unes sur des centaines dans l'ADC, cependant, en présence de nourriture, le recrutement est efficace et un bon nombre d'ouvrières viennent profiter du festin. On constatera que cette espèce reste relativement calme en présence de lumière, mais ne semble pas la tolérer sur le long terme : la colonie devient amorphe et les ouvrières se serrent les unes contre les autres. Une fois l'obscurité tombée, tout change et les ouvrières vadrouillent sans souci. Certaines ouvrières font des navettes plus facilement que d'autres, qui elles attendent en sortie de nid que l'on vienne leur remplir la panse. Ceci donne lieu à un intéressant système de relais de trophallaxies entre les fourrageuses et les ouvrières stockeuses. Les fourrageuses peuvent ainsi effectuer un grand nombre de voyages afin de remplir le jabot social d'un maximum de leurs sœurs.
  • Vidéos et Photos de Camponotus aethiops

  • Blogs sur Camponotus aethiops

  • Livres faisant référence à Camponotus aethiops

    Livres faisant référence à l'espèce Camponotus aethiops (1)

    Autres livres faisant référence au genre Camponotus (12)

    Titre Date Note eBook
    Fourmis de Wallonie
    (2003-2011)

    de Philippe Wegnez, David Ignace, Violaine Fichefet, Maximilien Hardy, Thierry Plume, Michaël Timmermann
    01/12/2012
    5
    Average: 5 (1 vote)
    Les fourmis
    de Marie-Sophie Germain
    23/04/2007
    2
    Average: 2 (1 vote)
    Carpenter ants of the united states and canada
    de Laurel D. Hansen, John H. Klotz
    28/04/2005
    Ants of New Zealand
    de Warwick Don
    01/11/2007
    Les Fourmis (Hymenoptera Formicidae) d'Europe Occidentale et Septentrionale
    de Francis Bernard
    01/12/1968

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