Mes espèces communes et fondations incertaines

Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar Lebenêt » Mar 29 Oct 2019 11:09

Merci ! :-)

Non, de ce que j'ai pu voir, elle n'a pas pondu. Elle a tendance à errer dans son tube, parfois gratter le coton de sortie, même si, depuis qu'elle s'est désailée (et donc qu'elle n'est plus confinée), cela a l'air d'être moins le cas... Je ne perds pas espoir !
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Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar arkantous » Jeu 7 Nov 2019 04:46

Lebenêt : étant donné que les C. nicobarensis sont originaires d'Asie, pourquoi leur fais-tu faire une diapause ?
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Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar Lebenêt » Jeu 7 Nov 2019 08:36

Les Camponotus nicobarensis ne vivent pas qu'en Asie tropicale, elle remontent aussi jusqu'en Chine ; or, il y a là-bas des variations de température suivant la période de l'année. En réalité, il ne s'agit pas d'une vraie diapause, mais juste un repos ovarien à température ambiante (éloignées du tapis chauffant contre lequel elles étaient auparavant), pour reposer la gyne et m'assurer la pérennité de la colonie.
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Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar Lebenêt » Lun 9 Mar 2020 19:24

Bonjour,
Il était temps que je fasse ce petit billet de sortie de diapause... Trois semaines après celle-ci ! :moui:

Nous sommes donc le 20 février 2020...

Une porte s'ouvre. C'est celle du réfrigérateur. Le bac à légumes coulisse, et révèle des tubes empilés les uns sur les autres, chacun contenant de petites silhouettes engourdies... Ils sont examinés, un à un.

Mes espèces communes et fondations incertaines, Un échantillon des fondations sortant de diapause
Un échantillon des fondations sortant de diapause


Déjà les fourmis, stimulées par les vibrations et la brusque chaleur ambiante, sortent de leur torpeur. Quatre gynes, en revanche, prennent leur temps...

Je dois donc vous annoncer les malchanceuses qui n'ont pas tenu la diapause : deux Myrmica sp., une Lasius emarginatus, et une Solenopsis sp.. Dans la mesure où les trois premières n'étaient à l'évidence pas fécondées, et que la dernière avait le gastre cabossé, je pense comprendre ces morts, et je ne les regrette pas.

À part ces quatre feu demoiselles, toutes les autres fondations ont passé la diapause avec succès ! :slap:
Et ceci avec de très faibles pertes d'ouvrières qui plus est.

Maintenant remises au chaud, elles se portent au mieux, et j'assiste déjà à de nombreuses pontes, surtout de la part des Formica et des Myrmica bigynes, qui se retenaient depuis l'été dernier... En espérant qu'elles puissent se développer sans trop d'encombres !

Mes espèces communes et fondations incertaines, Lasius (Cautolasius) sp.
Lasius (Cautolasius) sp.
Mes espèces communes et fondations incertaines, Formica (Serviformica) sp. ailée
Formica (Serviformica) sp. ailée
Mes espèces communes et fondations incertaines, Lasius emarginatus
Lasius emarginatus


À bientôt pour les prochaines nouvelles !
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Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar camponotus38 » Dim 22 Mar 2020 20:39

Salut ! *salut*
Je me demandais si la lenteur du développement chez les Lasius fuliginosus ne serait pas justement due à leur mode de fondation. Je ne pense pas être le premier à soulever la question, toujours est-il que les trophallaxies d'imagos à larves ne servent pas seulement à transmettre les liquides sucrés, la salive des imagos contient également des hormones de croissance... Peut-être que les hormones fuliginosus et celles des Lasius sp noires sont trop différentes pour assurer aux larves un développement normal... Je compte donc tester une fondation de Lasius fuliginosus avec des esclaves L. fuliginosus de même. Le problème est que si les autoroutes de ces demoiselles lustrées sont parfaitement visibles, leur nid.... :neutral: D'autant plus que les dégâts occasionnés par un soulèvement de pierre sont minimes, alors qu'il faudrait déchirer le carton qui compose le nid (et encore faut-il le trouver :mrgreen:) des L. fuliginosus pour accéder aux cocons, beaucoup plus dur à réparer a priori. Si l'on veut mener ce test à bien il faudrait donc se rabattre sur des ouvrières qui fourragent, mais elles sont beaucoup plus vieilles, après ça n'a pas empêché ma gyne Formica cf pratensis de pondre avec des ouvrières matures en guise d'hôtes. Donc ça fait beaucoup d'inconvénients mais outre le fait de proposer un développement potentiellement plus rapide cela pourrait réduire le risque que les ouvrières parasites naissantes se fassent lyncher par leurs hôtes. C'est un problème que Seed noir a rencontré avec cette même espèce, et c'est aussi mon cas avec la Formica cf pratensis citée plus haut. Mais ici la fondation serait homogène au niveau des espèces. Ah oui j'oubliais il faudrait introduire les ouvrières au compte goutte si on veut minimiser les risques de rejet...
Donc si tu veux tester (si tu ne le fais pas je testerai personnellement *vicieux*)...
Bonne chance ! *salut*
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Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar Lebenêt » Dim 22 Mar 2020 21:13

Toute la question serait de savoir si le développement est toujours aussi lent après la fondation, ou s'il s'accélère par la suite...

En ce qui concerne cette intéressante méthode que tu proposes, je ne pense pas essayer avec mes deux gynes, que je laisse tranquilles car elles montrent une lente, mais certaine évolution du couvain (il faudrait que j'actualise mes blogs...) ; néanmoins, il n'est pas exclu que je tente si je retrouve une gyne cette année. ;-)
Bonne chance à toi aussi !
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Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar Lebenêt » Dim 31 Mai 2020 18:29

Bonjour,
Un petit billet afin de vous proposer une actualisation de mes fondations, et en particulier deux d'entre elles :

Camponotus nicobarensis :

Ça y est, la fondation démarre... *love*
Un gros tas de cocons s'est rapidement formé après leur repos ovarien, et ils commencent à être ouverts ; les premiers media sont notamment là, avec une splendide tête jaune !
Ce n'est pas simple de compter à travers leur tube flouté par les immondices, mais elles doivent être entre 25 et 30 ouvrières.

Mes espèces communes et fondations incertaines, Camponotus nicobarensis
Camponotus nicobarensis
Mes espèces communes et fondations incertaines, Sa très haute et distinguée Majesté
Sa très haute et distinguée Majesté
Mes espèces communes et fondations incertaines, Un des fameux médias
Un des fameux médias


Lasius (Cautolasius) sp. :

Les premiers cocons sont arrivés début avril... Et voici maintenant les premières ouvrières... Beaucoup trop mignonnes. :-D
Considérant leurs mœurs endogées, j'ai préféré compartimenter le tube, avec une partie "nid" et une partie "ADC", tout en les laissant confinées ( *oups*).

Mes espèces communes et fondations incertaines, Lasius (Cautolasius) sp.
Lasius (Cautolasius) sp.
Mes espèces communes et fondations incertaines, L'"installation"
L'"installation"


Je conclus ce court billet avec les deux premières trouvailles de la saison : une gyne de Myrmica, et une de Lasius. À propos de cette dernière, j'avais affirmé dans un autre sujet qu'il s'agissait d'une Lasius emarginatus, néanmoins, sa tête est tout de même bien ronde... Du coup, j'hésite avec Lasius brunneus. :neutral:
En tout cas, les deux mémères sont en formes, et ont déjà pondu !

Mes espèces communes et fondations incertaines, Lasius sp.
Lasius sp.


À plus tard pour le prochain billet ! *salut*
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Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar camponotus38 » Dim 31 Mai 2020 20:16

Sympa ! *good*
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Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar Lebenêt » Dim 31 Mai 2020 21:52

Merci ! :-)
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Re: Mes espèces communes et fondations incertaines

Message non lupar Lebenêt » Lun 29 Juin 2020 20:22

Bonjour !
Peu ou prou un mois après la dernière actualisation, je vous en propose aujourd'hui une nouvelle, à l'occasion d'un grand nettoyage des aires de fourragement, dont j'ai profité pour prendre quelques photos à la va-vite de mes fondations. Je vous préviens d'emblée : nos amies myrmécéennes étant surexitées par les vibrations à ce moment, ces photos sont encore pire que d'habitudes. :mrgreen:

Myrmica sp. :

Vers mi-juin, les premières ouvrières sont arrivées, absolument magnifiques. Aujourd'hui, elles sont au nombre de quatre, sans compter un joli couvain très prometteur.
À noter également que c'est la seule de mes fondations qui semble franchement lucifuge, et ce sont donc également les seules à profiter d'une toiture d'aluminium afin de les dissimuler de la lumière.

Mes espèces communes et fondations incertaines, Myrmica sp.
Myrmica sp.


Messor barbarus :

Ma première fondation, que j'avais acheté, influencé par tout ceux qui la décrivait comme la fourmi idéale pour un débutant. À l'heure actuelle, je les trouve toujours bien mignonnes, mais ne les conseillerai pas à qui voudrait se lancer dans l'élevage. En effet, elles sont relativement peu actives, et leur développement un peu lent (la population a dû passer d'une dizaine d'ouvrières il y a un an, à une vingtaine à ce jour). Les principales qualités de l'espèce n'étant réellement visibles que sur une colonie de bonne taille...
Enfin, vu la petite colline de couvain qu'elles m'ont fait, les choses devraient bientôt s'accélérer ! :hihi:

Mes espèces communes et fondations incertaines, Messor barbarus
Messor barbarus


Camponotus nicobarensis :

Peu de nouveautés par rapport au billet précédent, si ce n'est que la fondation continue de se développer rapidement : à ce jour, je compte une bonne cinquantaine de têtes testacées ; et la gyne a lâché une grappe de plusieurs dizaines d'œufs, qui devrait assurer la prochaine génération (puisque cette colonie semble s'aggrandir par "vagues" de naissances).

Formica (Serviformica) gagates :

Et oui ! Les Formica (Serviformica) sp. que j'avais trouvé fin juillet 2019 sont en fait, après examen plus rapproché, des Formica gagates, qui se trouvent donc ici bien au nord de leur aire de répartition.
Malheureusement, une des deux gynes est morte sans explication... :'(
La fondation survivante, celle qui n'avait donné que trois ouvrières comme première génération, en compte désormais quatre, plus un couvain de taille équivalente. Vu la beauté de l'espèce, j'espère vraiment que la fondation finira par se lancer...

Mes espèces communes et fondations incertaines, Gyne Formica gagates
Gyne Formica gagates


Lasius emarginatus :

Ces magnifiques demoiselles ont émergés en même temps que les Myrmica, vers mi-juillet. À l'heure actuelle, les cocons ont presque tous éclots, libérant quinze vaillantes ouvrières.
Malgré ce faible effectif, elles sont déjà très actives, pour le plus grand plaisir de mes yeux ; ainsi, je ne vous raconte pas le jour où un puçeron ailé eut l'audace de s'aventurer dans leur tube... :-D

Mes espèces communes et fondations incertaines, Premières ouvrières de Lasius emarginatus
Premières ouvrières de Lasius emarginatus


Lasius brunneus :

La belle s'est lâchée sur la ponte, et couve près de cinquante œufs !
Vos yeux attentifs remarquerons d'ailleurs quelques premières larves commençant à se développer dans ce tapis blanc.

Mes espèces communes et fondations incertaines, Lasius brunneus
Lasius brunneus
Mes espèces communes et fondations incertaines, ... Et son abondante descendance
... Et son abondante descendance


Tapinoma sp. :

Cette Lasius miniature et survoltée fut récoltée au crépuscule sur mon site de chasse à la gyne favori (au moins quinze espèces repérées !). Elle m'a déjà gratifié de six petites formes blanchâtres, qui je l'espère aboutiront aux petites "formules 1" que je me plaît tant à observer in natura.

Mes espèces communes et fondations incertaines, Tapinoma sp.
Tapinoma sp.
Mes espèces communes et fondations incertaines, Demi-douzaine fraîche du jour
Demi-douzaine fraîche du jour


Camponotus ligniperda :

Repérée peu après la Tapinoma, le même jour, au même endroit ; mais cette fois-ci de nuit. Je vous pose le contexte : un chemin forestier, seulement éclairé par la lueur fantomatique de la lampe, quelques Abax de bonne taille y évoluant. Quand soudain, une titanesque fourmi, plus grande encore que les coléoptères chasseurs précédemment mentionnés, entre dans le faisceau... Je vous assure que cela fait son effet.
Pour l'instant, elle n'a pas encore pondu, mais j'ai bon espoir pour que ce soit bientôt le cas !

Mes espèces communes et fondations incertaines, Camponotus ligniperda
Camponotus ligniperda


Pheidole pallidula :

Et pour finir ce billet, une splendide gyne reçue de @maitreseb2, que je remercie encore ; je dois dire que cette espèce, réputée atrocement difficle à contenir, m'attire depuis mes débuts dans la myrmécophilie. }:->
Elle possède pour l'instant une jolie grappe d'œufs, et a trouvé sa place près du tapis chauffant des Camponotus nicobarensis.

Mes espèces communes et fondations incertaines, Pheidole pallidula
Pheidole pallidula


Et voilà, ce billet est enfin fini ; merci de l'avoir lu, en espérant que vous l'ayez apprécié. :-)

À bientôt,
Soussigné votre dévoué Lebenêt.
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